Le début

Ce qui m’a étonnée, c’est que la maternité débute dès que la grossesse est confirmée. Par contre, quand j’ai vu le résultat positif sur le test de grossesse, je ne me suis pas dit : « Ça y est, je suis mère! » J’ai plutôt commencé à avoir peur de faire une fausse couche… Bon, cette peur obsessionnelle de la fausse couche n’était pas la meilleure façon d’entrer dans la maternité, mais à mesure que la grossesse avançait, je me suis mise à m’inquiéter pour la petite boule de vie qui grandissait dans mon ventre, à lui parler, à interagir avec elle… Et je sais maintenant que c’était le début de mon expérience de la maternité…

test de grossesse positif

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Quelques choses que j’ai appris au sujet de l’accouchement…

bedaine zoom 2

Je copie ici un message sur l’accouchement que j’ai envoyé à des amies qui étaient enceintes. Il y a probablement tout plein de renseignements qui pourraient être considérés comme plus importants, mais c’est ce que je voulais exprimer sur le sujet. Voici le message en question :

« L’accouchement… Ce n’est pas un sujet facile, évidemment, alors je ne savais pas trop par quel angle en parler… J’ai finalement décidé de te donner mon point de vue, et tu en feras ce que tu voudras. J’ai vécu un seul accouchement; c’est assez limité comme expérience, alors je vais te parler de ce que j’ai appris sur l’accouchement. Mais avant ça, je veux juste dire que ça se peut qu’il y ait des moments où tu n’as pas du tout envie de t’informer sur l’accouchement, que c’est trop difficile à envisager, et c’est bien correct. Laisse-toi le temps d’apprivoiser l’idée. C’est sûr qu’il faut qu’il tu te prépares et si ça ne vient pas tout seul il faudra peut-être que tu te forces un peu à un moment donné à affronter tes peurs, mais tu as encore le temps d’apprivoiser l’idée 🙂

La plupart des femmes (si ce n’est pas toutes) ont peur de l’accouchement, même si elles ne veulent pas toutes l’admettre. Ça part de loin, la peur de l’accouchement : déjà dans la Bible c’est considéré comme une punition! Et c’est tout à fait normal d’avoir peur… de la souffrance. Mais il y a une différence entre souffrance et douleur. Dans la vie en général, d’habitude, quand il y a de la douleur, c’est parce que quelque chose de négatif s’est produit (par exemple, je me casse une jambe, ayoye ça fait mal, mais en plus je ne peux plus marcher). Par contre, pendant l’accouchement, il y a de la douleur, mais ce n’est pas un évènement négatif. Mettre un enfant au monde, c’est un exploit sans pareil! Mais c’est certain que même en se disant ça, la perspective d’avoir de la douleur pendant plusieurs heures n’est pas facile à envisager. Il ne faut pas oublier que la douleur est nécessaire pour que les tissus et les organes se préparent à expulser le petit bébé, afin qu’il commence sa vie. L’utérus doit se contracter pour pouvoir l’expulser, et c’est ça qui crée de la douleur. Chaque contraction est un pas de plus vers l’ouverture du corps de la mère, qui sert à faire de la place pour que le bébé puisse sortir. C’est bien beau tout ça, mais ça ne t’empêche probablement pas d’avoir peur de la douleur! Une autre chose que j’ai appris, c’est qu’après chaque contraction, le corps envoie une dose d’endorphines au cerveau. Tu sais le sentiment de bien-être ressenti après avoir fait l’amour? Il est dû à des endorphines. Pendant l’accouchement, les endorphines aident la femme à se détendre (le plus possible) et à ne pas trop anticiper la prochaine contraction. Mais si on se laisse envahir par la peur et qu’on n’arrive pas à rester dans sa bulle, le corps sécrète de l’adrénaline, et là les endorphines sont contrecarrées par l’adrénaline, ce qui fait que le sentiment de bien-être est annulé par l’adrénaline. Bon, ce n’est peut-être pas la description la plus exacte et la plus facile à comprendre, mais j’ai essayé de l’expliquer dans mes mots… 😀 Voici une petite vidéo sur la peur : https://www.facebook.com/photo.php?v=10150261325951045

Quand j’étais enceinte, j’étais terrorisée par l’accouchement, et il y a une femme qui avait déjà accouché qui m’a dit quelque chose qui m’a aidé. Je vais essayer de m’en rappeler. Elle m’a dit quelque chose comme : « Toutes les femmes ont des expériences différentes lors de l’accouchement (même une femme qui a eu plusieurs enfants a eu des expériences différentes à chaque accouchement). N’es-tu pas curieuse de découvrir comment ton accouchement se passera? Moi ça m’a aidé d’envisager l’accouchement par l’angle de la curiosité et de la découverte. » Je me suis rendu compte que moi aussi j’étais curieuse de savoir comment ça se passerait, ce fameux accouchement… Ça m’a permis de diminuer mon niveau de stress et de voir l’accouchement comme une nouvelle expérience!

Pour ce qui est de l’épidurale (ou péridurale, c’est la même chose), pendant ma grossesse je suis passée par tous les points de vue. Au début je croyais que c’était obligatoire de l’avoir sinon on ne survivait pas. Ensuite, je me suis laissée emporter par les adeptes de l’accouchement naturel, et j’ai eu peur de l’épidurale, alors je n’en voulais pas. Et c’est vrai que l’épidurale n’est pas nécessaire dans tous les accouchements. Mais c’est quand j’ai accouché que j’ai compris qu’il peut y avoir des situations où l’épidurale est nécessaire. Finalement, moi je n’ai pas eu d’épidurale, mais je n’ai pas vraiment de mérite : c’est juste que mon accouchement s’est bien déroulé et que ma limite n’a pas été franchie. Mais je peux imaginer que si j’avais franchi ma limite, je l’aurais demandée! Oh ça me fait penser! J’ai écouté une émission de radio qui m’a aidée à me préparer à l’accouchement : http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2009/CBF/ChristianeCharette200904301008_1.asx (la discussion commence vers 1 min. 10). En fin de compte, je crois que le mieux, au début de l’accouchement, c’est d’essayer autant que possible de passer à travers les contractions et de se crisper le moins possible (moi j’ai utilisé le ballon forme, mais il y a d’autres méthodes). Je crois que demander une épidurale au tout début de l’accouchement, ce n’est pas vraiment une bonne idée (sauf en cas de problème), mais si les méthodes dites naturelles ne fonctionnent pas, l’épidurale est une option envisageable. Si le travail s’arrête et qu’il n’y a plus de progrès, l’épidurale et le Pitocin peuvent aider à faire avancer, mais la médicalisation de l’accouchement dès les premières contractions, je ne crois pas que c’est une bonne idée. Mais bon, c’est tout un débat!

Je finis en te recommandant un livre que j’ai beaucoup aimé. C’est le seul livre qui n’a pas alimenté mon angoisse face à l’accouchement et à la grossesse. Mais je DÉTESTE le titre! Mais bon, il a le titre qu’il a, alors le voici : Une naissance heureuse, d’Isabelle Brabant. Il a été écrit par une sage-femme, alors elle parle beaucoup de l’accouchement d’un point de vue « naturel », mais elle a le tour pour expliquer et rassurer.

Bon allez, j’arrête avant de t’écœurer complètement du sujet! 😀 Désolée pour le roman… »

À propos de ce blogue…

Je sais que le thème de la maternité est un sujet délicat, qui soulève bien des passions. Je tiens donc à préciser que ce qui est publié sur ce blogue ne fait que brosser le portrait de MON expérience de la maternité, et ne constitue en aucun cas un portrait général de la maternité. J’ai créé ce blogue seulement pour exprimer mon point de vue, car je trouve que les points de vue auxquels j’ai été confrontée avant d’être mère étaient trop stéréotypés ou trop semblables. Je ne me retrouvais pas du tout dans les témoignages de mères que je lisais. De plus, quand je suis tombée enceinte, j’ai été submergée par un flot d’information, et je me suis dit que ce serait bien de faire le tri dans ces données et d’essayer de transmettre aux futures mamans et aux nouvelles mamans les renseignements que j’aurais aimé savoir plus tôt.

Je tiens aussi à dire aux pudiques extrêmes que je ne vais pas utiliser d’euphémismes ou de métaphores gentilles pour décrire ma réalité. S’il y a quelque chose que j’ai compris, ces derniers temps, c’est que ce genre de détour ne fait qu’altérer la compréhension, et ça ne sert personne. Je ne vais pas être crue; je vais seulement décrire les choses comme elles sont si le besoin s’en fait sentir.

Je termine en précisant que je suis officiellement une maman depuis seulement six mois, alors je suis loin d’être une experte en la matière! Mon point de vue changera certainement à mesure que je prendrai de l’expérience, mais je voulais garder un souvenir de ces premiers mois de maternité, parce qu’on oublie si vite, nous les humains! Je suis ouverte au débat et à la discussion, tant que c’est fait dans le respect. 🙂

plume