La fin

J’étais en train de lire un billet sur TPL Moms, quand le mot « dogmatisme » est revenu me hanter. Il y a plus d’un an, je l’avais utilisé pour parler de l’allaitement. C’est un mot qu’on n’utilise pas souvent, alors je suis allée me rafraîchir la mémoire… Pour comprendre « dogmatisme », il faut aller chercher la définition de « dogmatique » :

« Qui exprime ses opinions d’une manière péremptoire.  absolu, catégorique,doctrinaire, systématique. » (Petit Robert)

Je n’aime pas cette façon de définir la parentalité, par des dogmatismes, de façon très rigide et arrêtée. Je préfère la nuance et l’équilibre. (Malheureusement, j’ai bien du mal à mettre ces valeurs en pratique dans ma vie quotidienne, mais ça, c’est une autre histoire!) Je trouve qu’il y a beaucoup de dogmatismes qui font surface, quand on parle de maternité/parentalité, et ça m’éneeeerve! Après avoir eu une réaction épidermique au billet en question, je me suis demandé pourquoi il m’énervait tant que ça, ce billet. Souvent, quand quelqu’un m’énerve, c’est que la personne se permet de faire quelque chose que je ne me permet pas de faire (souvent parce que ça contredit mes valeurs). Dans ce cas-ci, c’est parce que l’auteure se permet de sous-entendre que selon elle, aucun enfant ne devrait avoir accès à un iPad ou autre outil techno du genre, ce que je trouve vraiment exagéré. D’ailleurs, je ne suis pas la seule!

***Modification : Je viens de lire le deuxième récit d’accouchement de l’auteure, qui m’a beaucoup touchée. Comme quoi, une personne ne se limite pas à un billet de blogue (évidemment)! Vous pouvez le lire ici.***

Cette constatation m’a fait beaucoup réfléchir. Le problème, c’est que ça m’arrive souvent de sous-entendre que les gens devraient faire ceci ou cela. Ça me rappelle une question que François Lemay avait posé à Marianne Prairie à l’émission La Sphère (en remplacement de Matthieu Dugal) « Est-ce que, parce qu’on est maman, on devient automatiquement experte en maternité? ». La réponse, évidemment, c’est non. Mais Marianne Prairie l’a si bien dit, on a besoin d’en parler de sa maternité, ça fait du bien… Je suis d’accord avec elle. Sauf que dans mon cas, en ce moment, j’ai l’impression que je me suis assez exprimée au sujet de ma maternité, et que je verse souvent dans les conseils et les sous-entendus. De plus, mon blogue s’appelle « Découvrir la maternité », et bien que je découvre encore des choses chaque jour, j’ai l’impression d’avoir passé cette période qu’on pourrait qualifier de « début de maternité » (ma fille a deux ans et demi), qui est sous-entendue dans le nom de mon blogue. Et en plus, des blogues comme le mien, il y en a des centaines, voire des milliers (surtout du côté anglophone)!

Je vous laisse donc sur ma mini-liste d’interlocuteurs incontournables et qui me font du bien, en matière de parentalité :

En français :

– Marianne Prairie (évidemment!) – elle ne publie pas souvent sur son blogue et sur sa page Facebook, mais elle a une chronique chez Châtelaine et chez Planète F, et on peut l’entendre régulièrement dans les médias.

– Véronique Grenier (Urbania, chronique à La Tribune, Les p’tits pis moé)

Une vie entre paren(thèses)

Avec Laurent

Planète F

Le marcassin envolé

– Annie Desrochers – On a mis quelqu’un au monde, Planète F

– Manal D. (Montée de lait, TPL Moms)

Emilie Cardin

Catherine Gendreau

La vie avec mon Zucchini

Maman Éprouvette

En anglais :

Renegade Mothering

Longest Shortest Time

Cup of Jo

Hands Free Mama

Je vous tire ma révérence! 🙂

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Mon expérience personnelle

Je n’avais aucune amie qui était mère avant de le devenir moi-même (ni d’ami qui était père). Ces temps-ci, à mesure que mes amies deviennent mères, je me rends compte à quel point mon expérience personnelle de la maternité a été teintée d’émotions et d’événements négatifs. C’était déjà assez évident, mais là c’est très concret. Je vois mes amies vivre des étapes de la maternité par lesquelles je suis passée, et les différences me frappent. Par exemple, j’ai toujours dit que j’avais eu une grossesse plutôt facile, mais maintenant je me rends compte que ce n’est pas le cas. Les nausées (pas siii pire, à part les épisodes de vomi dans le métro), les maux de tête intenses pendant trois mois, le degré zéro d’énergie (même pas capable de lire alors que je suis supposée faire ça toute la journée! finalement, c’était un problème d’hypothyroïdie), les douleurs diverses, une doc qui se foutait carrément de moi (et qui a fait monter mon niveau d’anxiété en flèche), l’insomnie pendant au moins quatre mois, l’anxiété refoulée, les décisions stressantes à prendre à un moment où je voulais JUSTE dormir (bon ça, c’est probablement pas mal toutes les femmes enceintes qui vivent ça), la dépression pendant la grossesse, etc. Je n’écris pas ça pour me faire plaindre, c’est sûr qu’il y a des grossesses qui se déroulent de façon bien plus difficile! J’écris ça pour faire comprendre que mon expérience personnelle est particulière. On dirait que j’ai accumulé les expériences négatives. J’ai encaissé beaucoup.

Mais là, en ce moment, avec ma Poupinette de deux ans et demi, mon expérience est on ne peut plus positive! Je me surprend même à me trouver un peu compétente, des fois! Ça fait tellement du bien! Comme quoi, si vous filez un mauvais coton, si vous avez une expérience difficile de maternité, dites-vous que ça ne sera pas toujours comme ça. Un jour, vous allez vous sentir mieux! Gogogo, vous êtes capables!

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