Garderies 101

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’on est le 25 août 2013. Si jamais vous lisez ce billet dans un an, ça se peut que ce que j’ai écrit ne s’applique plus. Et évidemment, si vous n’êtes pas au Québec, ça ne s’applique pas du tout!

J’écris ce billet parce que j’ai souhaité que ça existe, des cours de Garderies 101, parce que moi je n’y comprenais rien (pantoute!)!! J’ai vécu beaucoup de frustrations avec la recherche de garderie dans la dernière année, alors si je peux en éviter (des frustrations) à certaines d’entre vous, tant mieux! J’aurais bien aimé savoir tout ça AVANT de commencer à chercher… Mais bon, à ce que je sache, la machine à voyager dans le temps n’a pas encore été inventée! (Si j’en découvre une, je vous fais signe!) Voici quelques points en vrac :

1- On ne dit pas « gardienne », on dit « éducatrice ». Une gardienne, c’est quelqu’un qui vient s’occuper de vos enfants chez vous, pour quelques heures. Une éducatrice, c’est quelqu’un qui s’occupe de vos enfants toute la semaine et qui leur apprend des choses. Si vous appelez une éducatrice une « gardienne », ça se peut qu’elle vous reprenne!

2- Il y a plusieurs types de garderies, mais pour faire simple, les mamans les divisent en deux catégories : les CPE (pour Centre de la petite enfance) et les MF (milieux familiaux). Les premiers sont plus comme des moyennes entreprises, alors que les deuxièmes sont davantage comme des petites entreprises. Gardez en tête que ce que j’énonce est toujours « en général », et que chaque garderie est différente!

  • Les CPE ont plusieurs éducatrices et plusieurs groupes d’enfants. L’avantage des CPE, c’est que lorsqu’une éducatrice prend ses vacances, il y a toujours (ou presque) quelqu’un pour la remplacer, donc les parents n’ont pas besoin de trouver une garderie de remplacement pendant les vacances de l’éducatrice. L’inconvénient, c’est que les enfants sont entourés de plusieurs groupes d’enfants de tous âges, ce qui peut être bruyant et fatigant à la longue (le pendant de ce désavantage : les enfants sont en groupes du même âge, alors ils ont des amis de leur âge!). N’oubliez pas que la garderie, pour les enfants, ce n’est pas des vacances! Si vous avez besoin de vacances de votre travail, les enfants aussi ont besoin de vacances de la garderie! Pour être un CPE, il faut avoir l’accréditation du gouvernement, ce qui fait que les CPE sont davantage encadrés par le gouvernement que les autres types de garderies.
  • Souvent, les milieux familiaux ont une seule éducatrice (la/le RSG = responsable de service de garde), qui s’occupe de tout; la plupart du temps, c’est une maman qui a décidé de s’occuper des enfants des autres dans sa maison. Le désavantage, c’est que lorsque la RSG prend ses vacances, en général, elle ferme la garderie, alors les parents doivent trouver une solution de rechange pendant cette période. L’avantage, c’est que c’est habituellement un petit milieu (6 à 10 enfants), donc moins bruyant et fatigant (de manière générale!). C’est un mélange d’âge, alors les petits ont l’attention des grands et les grands apprennent à prendre soin des petits (le pendant de ça, c’est que si votre enfant est tout seul de son âge, il est possible qu’il s’ennuie). Certaines garderies en milieu familial ont l’accréditation du gouvernement, mais ce n’est pas facile à obtenir! Alors souvent, les MF sont moins encadrés par le gouvernement. Ils doivent suivre certaines règles, mais je ne sais pas quel est le moyen de vérifier que ces règles sont effectivement suivies… L’accréditation n’est pas un gage de qualité de soins prodigués à vos enfants, mais bon, c’est bon à savoir tout de même! J’ai choisi un MF, et je suis tombée sur une éducatrice en or!
  • Alors, un point très important à retenir : Les soins offerts dépendent souvent de l’éducatrice/l’éducateur qui s’occupe de votre enfant ou du/de la RSG. Il est donc très important que vous alliez vérifier par vous-même : allez faire une ou des visites.

3- Il y a plusieurs sites qui répertorient les différentes garderies du Québec. Malheureusement, cela fait en sorte que le système est très confus pour les mamans et les papas! Voici ceux que j’ai utilisés : magarderie.cawww.lebottin.com/index.htmlEnfance Famille et BILA. Si jamais vous faites comme moi et vous cherchez une garderie dans le centre-ville de Montréal, sachez que la plupart des garderies du centre-ville (pour ne pas dire toutes!) sont réservées aux employés d’une compagnie en particulier, et que ce n’est pas indiqué dans la liste Enfance Famille! Vous devez donc faire appel à vos dons de télépathie… Si vous n’avez pas ce genre de don, pas de garderie! (Ben non, je blague…) Alors j’ai appelé une bonne centaine de garderies du centre-ville et des alentours pour me faire dire presque à chaque appel que je ne pouvais pas inscrire mon enfant à cette garderie parce que je n’étais pas employée de Videotron (par exemple). Frustrant, vous dites??? 😉 Je sais aussi que selon votre quartier ou région, il peut exister des organismes qui peuvent vous fournir une liste pour votre région. Informez-vous auprès de votre CLSC ou de certains organismes communautaires axés sur la famille, ou trouvez le  site web du bureau coordonnateur de votre région.

4- Autant que je sache, il n’existe pas de moyen de s’inscrire à toutes les garderies de votre région en même temps… Même le site Enfance Famille, qui est censé regrouper toutes les garderies de la région de Montréal, du Centre-du-Québec, de Lanaudière et de la Mauricie, ne vous permet pas de vous inscrire à toutes les garderies d’une région. Comme ce n’est pas obligatoire de faire partie de ce site, les garderies n’y sont pas toutes abonnées, et vous devez appeler chaque garderie non abonnée individuellement pour vous inscrire à leur liste d’attente… Des milliers de courriels à écrire et d’appels à faire en perspective!

5- En général, les mamans que je connais s’entendent pour dire qu’avant deux ans, un milieu familial fait très bien l’affaire, et qu’après deux ans, un CPE peut être très approprié. C’est certain que si vous visitez un CPE et que vous avez un coup de foudre, je vous encourage fortement à tout tenter pour y faire entrer votre enfant! On m’a dit (mais je ne l’ai pas essayé!) qu’une visite avec votre poupon au cours d’une de ses bonnes journées peut être une excellente idée, parce que les éducatrices aussi peuvent avoir un coup de foudre pour un enfant (façon de parler, bien sûr!)!

6- Toujours de façon générale et tout dépendant de votre région, il est souvent plus facile de trouver un MF qu’un CPE. Vous pouvez inscrire votre enfant sur la liste d’attente d’un CPE et vous faire rappeler à son cinquième anniversaire (c’est arrivé à une amie!)… Euh scuse, trop tard!

7- Lorsque vous avez fait le tri dans les différentes listes et que vous avez trouvé des garderies qui ont des heures d’ouverture qui vous conviennent et qui ne sont pas trop loin de votre maison ou de votre lieu de travail, il est primordial que vous alliez faire au moins une visite pendant les heures d’ouverture. Le site Ma Garderie offre une liste de questions que vous pouvez poser pour vous donner une idée des services offerts par la garderie et des choses à évaluer : http://www.magarderie.com/choisir-un-service-de-garderie.php?p=3. Choisissez les questions que vous trouvez les plus pertinentes pour vous. Le mieux, c’est de faire une première visite, puis de venir avec votre bébé pour voir comment il interagit avec les autres enfants et voir comment l’éducatrice se comporte avec les enfants. Vous pourrez vous faire une meilleure idée de la garderie de cette manière.

8- Les garderies subventionnées coûtent 7 $ par jour, et quand vous faites votre déclaration de revenus, il est possible que le gouvernement vous en redonne un peu et que finalement ça vous coûte 4 $ par jour (par exemple). D’après mon expérience, les garderies non subventionnées coûtent entre 20 $ et 40 $ par jour, selon ce qu’elles offrent à l’enfant (un ou deux repas par jour [étant donné que souvent, le déjeuner et le souper sont pris à la maison], activités de groupe, produits sans BPA, garantie que le micro-ondes ne sera pas utilisé [ne riez pas, on me l’a offert!)], etc.). Si ça coûte davantage que 40 $, ça doit être une garderie de luxe ou dans le centre-ville de Montréal! Les garderies non subventionnées coûtent cher, mais si on calcule le crédit d’impôt qu’on recevra à la fin de l’année, ça coûte environ 6 $ par jour! Enfin, ça dépend de votre salaire, mais pour la plupart des gens… Parlant de ça, il y a un calculateur qui vous donne une idée du montant que vous devrez réellement débourser pour votre garderie, selon votre salaire familial : http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/Budget/outils/garde_fr.asp

9- En ce qui concerne le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfant, je ne peux pas vraiment vous aider parce que je n’y ai pas compris grand-chose… Je sais qu’on peut recevoir le montant du crédit d’impôt à l’avance (dans le sens que normalement, on devrait le recevoir seulement à la fin de l’année fiscale), mais je ne peux pas vous aider davantage! Voici une brochure du gouvernement du Québec qui pourra vous informer un peu : http://www.revenuquebec.ca/documents/fr/publications/in/in-103(2012-04).pdf

Bon, je m’arrête ici… C’est pas mal tout ce que je sais sur les garderies que j’aurais aimé savoir avant d’avoir à en chercher une.

Si vous avez des questions, écrivez un commentaire! Ça me fera plaisir d’essayer de vous aider! Je sais à quel point la recherche de garderie peut être éprouvante…

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La maternité et les médias sociaux

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’un sujet qui, à première vue, n’a aucun rapport avec la maternité… la dépendance aux médias sociaux. La semaine dernière, j’ai eu une indication claire que j’avais une dépendance à Facebook et à Twitter (pour ne pas les nommer)… J’ai donc décidé de faire une pause de Facebook et de fermer mon compte Twitter.

Cette décision a eu une incidence sur la façon dont je vis ma maternité… (Bon, je n’ai pas encore vaincu ma dépendance, loin de là! Mais j’ai eu quelques prises de conscience qui m’ont fait du bien…)

1- Je suis plus présente pour ma fille. Avant ma pause, j’étais présente physiquement, mais pas vraiment mentalement. Même quand elle mangeait et jouait, j’avais toujours un œil sur mon ordinateur ou mon cellulaire (faut le faire!). Maintenant, je passe beaucoup plus de temps à jouer et à interagir avec elle (et avec mon chum!). Ça fait du bien!

2- Je dors beaucoup mieux. Avant, j’avais toujours une idée de « génie » juste avant de me coucher (et même quand j’étais déjà couchée!) que je devais a-bso-lu-ment partager sur Facebook ou Twitter. Mon cerveau passait donc soudainement du mode « ralentissement de l’activité » au mode « super excité » en une seconde et quart. Et si ça ne me réveillait pas complètement, la luminosité aveuglante de l’écran se chargeait de ça. Maintenant, je m’endors beaucoup plus facilement. Le sommeil, c’est la santé! Ça m’aide aussi à être plus présente pour ma fille…

3- Je réfléchis davantage à ma façon de communiquer avec autrui et à mes automatismes liés aux médias sociaux. Je me demande pourquoi ma vie semble privée de sens si je ne peux pas la résumer en une phrase rigolote sur Facebook ou Twitter. Je me questionne sur mon incapacité à appeler les gens. J’essaie de comprendre ce que je tente de fuir en étant constamment dans le « virtuel » au lieu de profiter du « réel ». Ce n’est pas facile de faire face à tout ça, mais le simple fait de me questionner est un bon début! Même si je réfléchis davantage à MOI (égocentriiiisme!), ça m’aide également à être plus présente pour ma fille au quotidien et à améliorer sa maman pour l’avenir…

J’avoue que j’ai triché en participant à davantage de conversations sur des blogues. J’ai remplacé un problème par un autre. Et j’ai utilisé Facebook pour communiquer avec certaines personnes dont je n’avais pas les coordonnées. Mais cette expérience de pause m’en a beaucoup appris sur moi-même et sur mes façons d’entrer en relation avec les gens. Tellement que je vais continuer ma pause Facebook cette semaine! Et je vais essayer de ne pas tricher, cette fois-ci…

Je vous invite à essayer vous aussi de prendre une pause des médias sociaux qui prennent le plus de place dans votre vie. Que ce soit pour une heure, une demi-journée, trois jours ou une semaine (ou davantage!), je crois que vous apprécierez l’expérience!

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Parce que sans papas, il n’y aurait pas de mamans!

Ces temps-ci un sujet m’interpelle particulièrement : la place des papas dans les familles…

Quand je suis officiellement devenue une maman (je considère que c’est quand j’ai tenu ma petite fille dans mes bras pour la première fois; pendant la grossesse, j’étais plutôt une maman « en stage »!), j’ai commencé à me demander comment mon chum vivait sa paternité, si c’était vraiment différent de mon expérience (maternité) et s’il avait autant de difficulté que moi à s’adapter à sa nouvelle vie… J’ai bien essayé de lui demander (la première question) à quelques reprises, mais il pensait toujours que j’essayais de lui tendre un piège, comme si j’avais comme objectif secret de le faire avouer qu’il détestait ça, être père! Mais je le voyais bien qu’il adorait (et adore toujours) ça! Alors quand je me suis rendu compte que mon chum ne s’ouvrirait pas, j’ai commencé à chercher des sites de gars qui bloguaient leur paternité… Je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas juste mon chum qui était fermé comme une huître! 😉

Finalement, j’ai trouvé trois blogues de pères et un blogue de couple/parents! Alors, comme je les adore, je leur fait une fleur! 🙂

Accueil
http://www.ungarsunpere.com/
http://peredejumeaux.blogspot.ca/

http://www.entreparentheses.ca

Bonne lecture! 🙂

 

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Ma nouvelle devise : Demander de l’aide, c’est un signe de force (de caractère)

Même si Marianne Prairie en a déjà parlé dans son excellent blogue, Ce que j’ai dans le ventre (et aussi ici), je me rend compte que ça vaut la peine d’en parler encore et encore! Je ne m’en étais pas rendu compte avant d’avoir un enfant, mais dans notre environnement social où la performance est valorisée par dessus tout, le fait de demander de l’aide est perçu comme un signe de faiblesse. On ne nous le dit pas en pleine face; on nous le fait comprendre par toutes sortes de sous-entendus les plus insidieux les uns que les autres. Certes, il existe des gens qui échappent à cette influence par les sous-entendus, et tant mieux pour eux, mais ce que je constate, c’est que la plupart des gens agissent comme si le simple fait de demander de l’aide les rendaient vulnérables et faciles à écraser (moi y compris). Et c’est complètement faux. Comme le dit si bien Marianne Prairie, « J’aimerais bien qu’on valorise la main tendue plutôt que les bras pleins. »

Quand on demande de l’aide, c’est parce qu’on a réussi à déterminer quelles sont nos limites et à quel moment il nous faut l’assistance de quelqu’un d’autre avant de « péter sa coche ». C’est une indication qu’on est capables de passer par dessus l’ignominie d’avoir l’air d’une personne qui n’a pas le contrôle sur tout dans sa vie (en fait, PERSONNE n’a le contrôle sur tout dans sa vie! et surtout pas les mamans!) pour arriver à trouver un/e acolyte et travailler de concert avec autrui. Le travail collectif est tellement plus intéressant et amusant que le travail en solitaire! Pourquoi se priver de ce plaisir?

Alors voilà, je me le répète 100 fois par jour : Demander de l’aide, c’est un signe de force (de caractère)!

 

A Helping Hand